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Lundi 06 juin 2011 – POINT DE PRESSE BENOIT HAMON

Visionner le point presse de Benoit HamonPOINT DE PRESSE BENOIT HAMON

Je vais revenir sur plusieurs points d’actualité à l’occasion de ce point de presse. Revenir sur les questions de sécurité, de sécheresse, un mot aussi sur les élections au Portugal, un mot également sur les réunions de nos partenaires ce week-end.
Puis, quelques éléments de calendrier.
Ce lundi 6 juin est une journée particulière pour les socialistes puisque c’est l’ouverture du procès de Dominique Strauss-Kahn, lequel évidemment retient notre attention, assez légitimement.

Sécurité
Nous ressentons une montée extrêmement forte de la tension et de la violence dans la société française. Cette violence et cette tension en augmentation marquent l’échec d’un gouvernement qui avait promis concorde là où nous constatons maintenant partout la discorde. Aujourd’hui, son inaction face à cette montée de violence marque surtout l’échec du Président Nicolas Sarkozy à enrayer la violence dans la société française depuis presque 10 ans.
Nous sommes dans une situation particulièrement inquiétante dans des territoires livrés aux trafics, notamment au trafic de drogue. Aujourd’hui il n’y a pas de politique sérieuse mise en oeuvre pour démanteler ces trafics. On se contente d’arrêter les dealers, mais on ne s’attaque pas à la réalité de ces réseaux et des trafics tels qu’ils existent.
Je le répète, la politique du chiffre mise en œuvre par Nicolas Sarkozy aura finalement échoué à enrayer l’organisation de ces trafics.
C’est pour ça que nous, nous prônons une politique qui soit une politique conjointe à long terme, c’est-à-dire qui cherche à démanteler les trafics, qui ne s’intéresse pas seulement à la politique du chiffre et, évidemment, des opérations de plus courts termes de sécurisation des territoires qui sont concernés.
Tant qu’on n’aura pas une politique qui sera une politique d’augmentation des effectifs dans des territoires qu’on peut appeler désormais des zones prioritaires de sécurité, nous n’aurons pas les moyens de pouvoir lutter efficacement contre la réalité de ces réseaux et de ces trafics.
Nous refusons cette politique où l’on diminue le nombre de policiers et de gendarmes, 10 000 postes depuis 2007 ont été supprimés.
Nous pensons aujourd’hui que le rôle de la gendarmerie et de la police nationale est d’être présent sur ces territoires pour répondre aux besoins de sécurité de nos concitoyens, mais aussi pour en être en situation de pouvoir démanteler les réseaux quand ils existent, notamment les réseaux de trafic de drogue.
Je veux dire que le cas de Sevran est assez emblématique : Une commune dans laquelle le commissariat est en sous-effectif, qui peut faire appel à des effectifs liés à la police d’agglomération. On ne peut pas avoir de politique efficace de lutte contre les trafics avec des effectifs de police ou de gendarmerie dont le nombre est modifié d’une semaine à l’autre.
Il faut pouvoir, dans ces zones prioritaires de sécurité, disposer des effectifs sur place, capable à la fois de répondre aux besoins quotidiens de sécurité de nos concitoyens, mais aussi capable par l’information, par le renseignement et par l’action de démanteler les réseaux de trafics de drogue tels qu’ils existent et qui sont aujourd‘hui sans racine sur le territoire français.
Je veux donc à la fois constater l’échec complet de la droite dans ce domaine. Il est absolument nécessaire aujourd’hui, outre d’avoir une police de terrain, de délimiter des zones complémentaires de sécurité dans lesquelles on agit sur le court terme et où l’on s’engage sur le long terme.

Cliquez au lien suivant pour visualiser la vidéo :

La sécheresse
Nous venons de connaître une des périodes les plus sèches depuis 50 ans. De nombreux éleveurs sont dans une situation extrêmement compliquée. Le Parti socialiste réitère sa demande au gouvernement. L’urgence est de nourrir les animaux afin d’éviter de condamner les éleveurs à abattre une partie de leurs troupeaux. Le gouvernement doit prendre des mesures exceptionnelles vis-à-vis des céréaliers et l’interdiction du broyage des pailles qui peut être un élément de substitution utile pour le bétail, mais aussi en réorientant la production céréalière vers l’alimentation plutôt que vers la production de carburant. Ce sont deux mesures indispensables, qui doivent soutenir la solidarité nationale envers les éleveurs, notamment par la mobilisation du fond de calamités agricoles.

Portugal
C’est une défaite que nous regrettons des socialistes au Portugal. Défaite assez lourde. Il n’y a pas de majorité, cependant les socialistes ont immédiatement reconnu leur défaite par la démission du poste de secrétaire général du Parti socialiste Portugais, José Socrates, ancien Premier ministre.
C’est aussi une leçon pour nous. Partout où la gauche s’engage dans des programmes d’austérité qu’elle ne choisit pas mais qu’elle subit – en raison des injonctions des institutions libérales qui échangent la solidarité financière européenne contre les privatisations, contre la remise en cause de la protection sociale, contre la remise en cause du salaire minimum, contre la revalorisation des salaires… – Partout où ses politiques sont mises en œuvre, elles se traduisent par un désordre social insupportable.
La conséquence du désordre financier ne peut pas être le désordre social. C’est une manière pour nous de rappeler que la gauche Européenne n’applique pas les politiques d’austérité.
Ces choix politiques sont mauvais pour la France comme ils sont mauvais pour l’Espagne, pour le Portugal, pour la Grèce, pour l’Allemagne et pour les autres pays qui ont appliqué cette austérité.
J’ajoute que la France est également dans le lot puisque nous avons aujourd’hui des politiques d’austérité qui sont mises en œuvre. La réforme des retraites en est une illustration.

Point sur nos partenaires
Je vois deux caractéristiques qui réunissent ces deux évènements et les rapprochent de ce que nous faisons nous-même, c’est-à-dire, le choix de confier par consultation démocratique l’arbitrage en faveur de tel ou tel candidat.
C’est le choix des Communistes que de consulter ses militants, je crois qu’ils doivent le faire le 18 et 19 juin prochain.
C’est aussi le choix des Verts que d’organiser une primaire pour designer leur candidat, le 23 juin prochain.
Les formations de gauche ont décidé de s’inscrire dans un principe démocratique, c’est une bonne chose, il n’y a pas de logique de nommer celui qui est en place, à faire en sorte que l’appareil domine le choix des militants et des citoyens. Je voudrais aussi me féliciter du climat de rassemblement. Dans ces deux événements, on a parlé du rassemblement de la gauche. Dans ces deux évènements, on a dit autour de quoi devait se structurer le rassemblement de la gauche. Évidemment la question du progrès social, la question de la transition économique, la question démocratique, la question de la réorientation de la question européenne, la transition énergétique aussi. Sur ces sujets, nous discuterons entre Partis de gauche sur la manière dont nous pouvons élaborer le meilleur contrat de rassemblement pour la gauche, ce qui pourrait préfigurer demain ce qui serait une politique de transformation sociale. C’est donc une bonne nouvelle de voir que l’ensemble des dirigeants des formations de la gauche parle de rassemblement et souhaite le rassemblement.

Visualisez la déclaration de Benoît Hamon :

Calendrier
Bertrand Delanoë et Martine Aubry animeront une rencontre du projet ce soir à Metz.
Martine Aubry se rendra mercredi après midi aux états généraux du logement.

Retrouvez les thèmes developpés aujourd’hui par Benoît Hamon au lien suivant :
http://www.parti-socialiste.fr/articles/aujourd-hui-a-11h30-retrouvez-nous-pour-suivre-le-point-presse-en-direct-presente-par-benoi

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